LE PROCESSUS DE CRéATION DU COSTUME rouge colère

 

 

Le costume Rouge Colère, premières recherches.

De l'image narrative à sa matérialisation textile.

 

La mise en volume du costume dessiné pour l'album s'est imposée dès le début de l'histoire. Parallèlement à mes recherches, le sujet de mon mémoire de master en littérature

de jeunesse portait sur l'objet livre ainsi que sur l'approche tactile et sensorielle du lecteur. L'idée de "1,2,3 Rouge colère" et de la mise en volume des images commençaient à mûrir.

 

L'inspiration transculturelle

Le costume s'est construit avec des références transculturelles. L' île de la Réunion d'où est né le projet et mon parcours personnel m'engage dans cette exploration.
Le costume, la danse, et le glissement des frontières entre monde réel et imaginaire s'est construit en même temps que je découvrais le geste Kiebe Kiebe, danse spectacle initiatique traditionnelle du Congo-Brazzaville.

 Ce costume est aussi imprégné de l'Asie, de la danse du dragon découverte lors d'un voyage en Chine. Ma pratique d'un art martial et du Qigong m'a permis d'approfondir le geste et le mouvement et ainsi de l'insuffler dans ma démarche créative.

 

Premiers croquis, maquette papier et essais avec différents positionnement des cocottes.

Du papier au tissus...

Un prototype fabriqué en papier m'a permis d'expérimenter la forme et le mouvement. Mélaine de la Pinta, styliste modéliste s'est impliquée dans ce projet de costume. Basée à Nantes, Mélaine travaille de l’habillage plateau, au théâtre en passant par l'Opéra,

elle s'est avérée être la personne idéale pour rentrer dans mon univers Rouge colère. Après lui avoir montré mes recherches et expliqué le concept, séduite par le projet, elle a accepté de m'accompagner dans la mise en forme textile.

 

Dans un premier temps, il a fallu qu'elle détermine le type de tissus pour que les cocottes soient assez rigides et tiennent au pliage,

il ne fallait pas que les pointes s'écornent à chaque utilisation du costume...

Je souhaitais que les cocottes soient repositionnables et non cousues entre elles, pour que l'enfant puisse imaginer de nouvelles formes. Mélaine a donc opté pour le bouton pression, permettant à chacune des cocottes de bouger naturellement.

Le positionnement final rappelle la colonne vertébrale d'un animal. Le costume devait suggérer plus que figurer un crocodile.

Le résultat final donne bien une forme reptilienne et le rouge évoque la fureur du volcan mais aussi la passion de la fleur du flamboyant...

Crédits photos Mélaine De la Pinta